Financement des économies africaines à Paris: Romuald Wadagni parle au nom du Bénin

Economie

Plusieurs institutions et près d’une quarantaine de pays africains et européens ont pris part au sommet sur le financement des économies africaines tenu mardi 18 mai 2021 à Paris en France. Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances a représenté le président Patrice Talon pour le compte du Bénin. Le besoin de financement de l’Afrique d’ici 2025 est estimé à environ 285 milliards de dollars suite à la crise liée au Covid-19.

La gestion de la période post Covid-19 appelle à de multiples réflexions des pays du monde. Le niveau d’alerte en besoin de financement de l’Afrique s’avère préoccupant surtout pour les pays à faible revenu. Un constat du Fonds Monétaire International (FMI) qui a fait germer l’initiative de ce sommet en 2020 à l’Elysée. Le Bénin par le biais du chef de l’Etat Patrice Talon, avait également émis l’idée d’une réflexion conséquente et commune des partenaires au développement sur la problématique du financement du développement économique de l’Afrique. Ce qui a valu la représentation du Bénin au sein des groupes de travail concernant les préparatifs du sommet. Il s’agit entre autres des groupes de réflexion sur l’amélioration de l’attractivité des économies africaines et le renforcement du secteur privé. Le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni avait aussi participé aux travaux de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA).

Estimé à 285 milliards de dollars, le besoin de financement des économies africaines a reçu un écho favorable lors du sommet du 18 mai 2021. D’importantes résolutions sont prises pour répondre aux objectifs du programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

« Nous nous appuierons sur le système financier international pour créer l’espace budgétaire nécessaire aux économies africaines. Nous appelons à rapidement décider d’une allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI d’un montant sans précédent, qui devrait atteindre 650 milliards de dollars, dont près de 33 milliards destinés à augmenter les avoirs de réserve des pays africains, et à la mettre en œuvre dans les meilleurs délais, et nous demandons aux pays d’utiliser ces nouvelles ressources d’une manière transparente et efficace », se sont résolus les participants du sommet dans leur déclaration finale.

Bertin DOKO