Mise en œuvre du FNDA : Bilan satisfaisant à mi-parcours

Economie

Le Directeur Général du Fonds National de Développement Agricole, a tenu une conférence de presse ce jeudi 29 juillet 2021 au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche. Valère Houssou a dressé les actions phares du financement des projets agricoles mis en place par le gouvernement. 54 dossiers ont bénéficié de ce financement  dont le portefeuille est d’un montant total de 100 milliards de FCFA.

Le financement des projets agricoles au Bénin à l’heure du bilan. Le gouvernement du président Patrice Talon a pris, il y a environ un an, des mesures de soutien aux producteurs et agriculteurs sur toute l’étendue du territoire national. C’est à travers le guichet 3 d’une enveloppe de 100 milliards de FCFA portant « accès aux services financiers ». Après son lancement officiel,  le Fonds National de Développement Agricole a fait objet de sensibilisation dans les 12 départements du Bénin avec une mobilisation de plus de 60.000 promoteurs agricoles. Selon le directeur général Valère Houssou, les banques et Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ont reçu 647 dossiers pour un montant total de 20 milliards de FCFA à la date du 30 juin 2021. « Après étude, seulement 54 dossiers ont été validés pour un montant total de 4 472 946 000 FCFA de crédit accordé par 6 banques et 4 SFD. Par contre, 47 dossiers sont actuellement en instruction dans les banques et SFD pour plus de 6 milliards de FCFA et 300 PME/PMI et 2500 petits exploitants agricoles bénéficient actuellement de l’accompagnement conjoint ATDA /FNDA pour rendre leur dossier bancable auprès de ces banques et SFD », a-t-il livré à la presse.

Sur les 54 dossiers retenus, les filières les plus financées sont l’ananas (65%), le riz (10%) et l’œuf de table (9%). Malgré ces performances au cours de cette première année de mise en œuvre, des efforts restent à fournir au niveau des producteurs et agriculteurs qui ont quelques insuffisances. Il s’agit entre autres  de : manque de sincérité et de transparence dû soit à un écart entre le contenu du plan d’affaire et la réalité sur le terrain (une unité de transformation cité dans un plan d’affaire mais qui n’est plus fonctionnel d’après la visite terrain) ou soit à un écart entre le contenu du plan d’affaire et l’entretien avec le promoteur (il déclare qu’il n’a pas besoin d’eau pour le projet alors que son plan d’affaire contient la réalisation d’un forage de 5 millions) ;  faible éducation financière et ignorance des pratiques bancaires ; complétude des dossiers (les états financiers certifiés, la fiche de consentement BIC); absence de garantie complémentaire d’au moins 50% (hypothécaire ou une promesse d’hypothèque sur titre foncier ; nantissement des équipements professionnels).

Valère Houssou a par ailleurs rappelé quelques secrets aux  producteurs pour mieux accéder aux fonds agricoles. Il a donné en exemple : la disposition d'un plan d'affaires bancable ; le retirait auprès de la cellule communale une fiche d’alignement de son projet prouvant que celui-ci est bien adapté et conforme aux orientations du pôle ; le dépôt de  son dossier complet au niveau de la banque ou SFD avec lequel il est en relation d'affaires ; le  suivi de  son dossier au niveau de l’institution financière et disponible à lui apporter toute information complémentaire.

Le guichet 3 est toujours ouvert pour le financement des projets agricoles fiables, soutenables et bancables. 

Bertin DOKO